Mercredi 11 mars 2026, le Cercle des Bonnes Pratiques en Médecine Esthétique présentera officiellement le « Label des bonnes pratiques en médecine esthétique » qui poursuit une double ambition :
1. offrir au public un repère clair, vérifiable et lisible pour choisir un praticien qualifié ;
2. structurer une culture commune de qualité et de sécurité au sein du secteur de la « médecine esthétique ».
40 % des actes réalisés par des fake injectors — 160 millions d'euros de TVA non collectée
La médecine esthétique n'est plus un phénomène marginal. 40 % des Français déclarent avoir déjà eu recours — ou envisager de recourir — à un acte de médecine esthétique (52% pour les femmes de 18 à 35 ans). Depuis 2018, le marché a progressé de 64 %. Mais cette croissance rapide s'accompagne d'une dérive majeure : près de 40 % des injections à visée esthétique seraient aujourd'hui réalisées hors cadre médical. Le marché parallèle est estimé à 800 millions d'euros d'actes non déclarés soit 160 millions d'euros de TVA non collectée.
La France constitue aujourd'hui une singularité en Europe. Nous sommes le seul pays où le vide réglementaire bénéficie davantage aux « fake injectors » qu'aux médecins formés. Cette situation crée un risque :
Le Label des bonnes pratiques en médecine esthétique constitue une réponse opérationnelle et immédiatement mobilisable face à ce constat. Il ne se substitue ni aux autorités ordinales ni aux pouvoirs publics. Il vient compléter le cadre existant en apportant ce qui manque aujourd'hui : un standard clair, vérifiable et compréhensible par tous.
« Lorsque 40 % des injections sont réalisées hors cadre médical et que 160 millions d'euros de TVA échappent chaque année à l'État, ce n'est plus un simple débat sectoriel, c'est un enjeu de santé publique et de responsabilité collective. Ces ressources devraient financer la formation des médecins, renforcer la prévention et mieux protéger les patients. Le label du Cercle des bonnes pratiques en médecine esthétique est crucial pour notre secteur. Nous refusons de laisser le vide réglementaire profiter aux pratiques illégales. Il est temps que l'ensemble des acteurs — médecins, laboratoires, plateformes et pouvoirs publics — y prennent part, restaurent la confiance et mettent fin à l'impunité des fake injectors. »
Ce sont 21 critères d'attribution répartis en cinq piliers. L'attribution du label repose sur une vingtaine de critères couvrant l'ensemble de la chaîne de valeur médicale et déontologique. Le référentiel s'articule autour de cinq domaines structurants :
À la suite de l'obtention de celui-ci le dossier du médecin labellisé est envoyé à l'ordre des médecins.
Les travaux de mise en œuvre de ce label ont été conduits par Philippe Duclos (Polytechnique, Mines Paris, ancien Partner McKinsey) et ses équipes. Ce cadre a été élaboré à partir d'entretiens approfondis avec des médecins disposant de 10 à 25 ans d'expérience, d'une analyse des rapports de la Haute Autorité de la Santé (HAS) et de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), des données de sinistralité, de la jurisprudence disciplinaire et d'un benchmark des modèles européens.
« Tout savoir sur le pourquoi et le comment du Label des bonnes pratiques en médecine esthétique »
Le Cercle convie les professionnels de santé, les institutionnels, les politiques, les industriels du secteur et les médias à un petit-déjeuner le mercredi 11 mars 2026 de 9h à 11h00 chez Laurent (Paris 8e).
Cette rencontre permettra de présenter en détail le référentiel, le processus de labellisation et la gouvernance du dispositif.
Xerfi (2024), « Marché de la médecine esthétique en France » ; CNOM, Rapport sur les pratiques illicites en esthétique médicale (2023) ; ANSM, Bilan des signalements 2023 ; Risques_des_Fake_Injectors - Cercle des Bonnes Pratiques de Médecine Esthétique (fév. 2026) ; DGCCRF ; Norstat étude Médecine Esthétique usage, perception, attente (2026)
Le Cercle s’adresse aux médecins souhaitant contribuer, de manière active et durable, à une réflexion collective sur l’avenir de la médecine esthétique. L’adhésion implique :
Un engagement intellectuel et éthique.
La participation aux travaux du Cercle.
Le respect d’une démarche indépendante et d’intérêt général.
« La médecine esthétique mérite une expertise médicale à la hauteur de ses enjeux sanitaires, éthiques et sociétaux. »